Et si je vous disais que pour arrêter de procrastiner tout est une question de commencement et de priorités.

Le mot procrastination vient du latin pro qui signifie en avant et crastimus qui veut dire lendemain. Procrastiner c’est donc remettre au lendemain ce qui pourrait être fait aujourd’hui.

Cette façon de faire est souvent volontaire et contre nature car  nous savons qu’elle va nuire à la réussite de notre projet et qu’a terme cette habitude diminue l’estime de soi, nous donne l’impression de pas aller au bout de nos ambitions.

Faire de la procrastination c’est comme avoir un rêve, agir à l’inverse de ce rêve et donc d’être à l’opposé de ce qui est important pour nous. Ceci à terme nous fruste, baisse notre niveau de confiance en soi et nous donne le sentiment de ne pas être à la hauteur de nos objectifs.

Et pourtant procrastiner est aussi très facile à faire. Car quand vous êtes dans ce schéma que faites vous à la place ?  La procrastination nous oriente vers quelque chose de non-productif mais simple, facile à faire et peut nous donner un sentiment de soulagement, de satisfaction immédiate ou d’éviter de ce casser la tête. Donc on ressent une sorte de plaisir instantané à faire autre chose, autrement au détriment de quelque chose de plus important mais que nous avons du mal à voir car soit il nous parait éloigné de nous dans le temps, ou difficile à réaliser et nous repoussons l’échéance. Pour illustrer ce phénomène prenons l’exemple que quelque chose qui n’a pas beaucoup d’enjeux pour nous est qui représente une activité du quotidien, se nourrir. Alors que vous pourriez le faire et que vous auriez de quoi faire une petit plat sympathique et gustatif,  qui vous demanderait certes de cuisiner un peu, vous choisissez d’aller au plus vite et au plus simple et vous vous faites livrer un plat tout prêt. Autre exemple, alors que vous pourriez réfléchir à votre projet vous préférez vous activer à mettre de l’ordre dans vos papiers car vous avez du temps ou à vous abrutir devant la TV pour vous laisser aller à ne rien penser.

Les excuses pour ne pas faire et remettre au lendemain, voire au sur-lendemain ou à l’année prochaine sont nombreuses. Il suffit de voir nos voeux de début d’année. Combien en restent-ils au bout de 3 mois ? Comment avez-vous avancé sur ce voeux ? Est-il devenu réel ou juste est-il resté au stade de l’utopie ?

Je fais partie de ces personnes qui peuvent procrastiner pour certaines choses. Remettre au lendemain passait souvent chez moi par une excuse qui était je serais plus en forme demain pour m’attaquer à ce chantier, je serais plus motivée, aujourd’hui je ne sens pas. Et le lendemain rebelote. Même discours, même conclusion. Les jours et les années passent, le sentiment de frustration s’accèlèrent et bloque encore plus la réalisation de ce qui était important à mes yeux, mon projet.

Nous sommes même capables d’imaginer qui finalement ce n’était pas une bonne idée, que ce n’est pas si important. On cherche juste à justifier notre choix, ou plutôt notre non-choix.

Alors comment faire ?

La 1ère règle est de s’y mettre. 

Commencer à se mettre en marche. Vous mettre dedans même si vous ne finissez pas ce jour. L’idée de faire maintenant signifie pour certains tout faire et finir maintenant. Donc, fort de cette perception là et si en plus la tendance au perfectionnisme vous guète, vous voilà dans la procrastination.

Or, l’idée est d’amorcer le projet pas de le finir. Et pour s’y mettre cela passe par l’engagement que l’on prend à consacrer 15 mn ce jour sur ce projet. S’engager sur cette durée est plus facile et plus motivante pour se mettre en mouvement. 

Ainsi vous transformer votre mental qui recherche la satisfaction immédiate en motivation pour une action courte mais importante pour votre développement.

La difficulté n’est pas de faire mais tout simplement de s’y mettre. Une fois que l’on est en place il arrive même que l’on ne voit pas les 15 mns passés.

Alors pour aller plus loin , Posez vous la question sur quoi je procrastine actuellement ? 

Décidez de prendre 15 mns ce jour pour vous mettre dessus et poser les 1eres pierres de votre édifice.

 La 2ème règle est de définir vos priorités

Définir les orientations essentielles de votre vie, ce qui est important pour vous. Nous avons pleins d’activités que l’on fait dans une journée mais lesquelle répondent le plus à mes priorités de vies, personnelles, familiales, professionnelles. Remplir le temps oui mais pour quoi faire ? Quel est le sens de notre activité du moment ? Etre au clair sur l’intention de nos actions. Plus l’action a une valeur ajoutée pour nous plus l’intérêt et l’attraction de le faire augmente.

Une façon de revisiter ses priorités passe par la ligne du temps. Et si remettre au lendemain signifiait que demain est le dernier jour. Si la date butoir était maintenant alors faites comme si vous ne pouviez plus reculer, au risque de ne plus pouvoir le faire.A vous de voir.

Confucius a dit ceci : « On a 2 vies, et la 2ème commence quand on se rend compte qu’on en a qu’une ».

Alors pour aller plus loin,  je vous propose de prendre une feuille et de dessiner un arbre avec un tronc et des branches. Dans le tronc se trouve votre projet . De ce tronc partent des branches, chaque branche représente une action pour aboutir à ce projet. Lister toutes les actions afin d’avoir une vue d’ensemble de ce projet. 

Pour chacune des actions mettre une chiffre de 1 à X branches pour prioriser les étapes. Le chiffre 1 représentant la 1ère pierre à votre édifice. 

Et c’est parti pour 15 mns.

La 3ème règle pour sortir de la procrastination sont les leviers de motivation.

 

Nous avons besoin de visualiser les bénéfices, les avantages de se mettre sur ce projet. 

Visualiser les bénéfices que cette action va vous apporter à court terme, moyen terme, long terme. Et imaginez-vous dans le futur avec ce projet réalisé que vous apporte-il maintenant et pour longtemps. Le mental a besoin d’être nourri par de la motivation qui va être procurer la vision de ses bénéfices. 

Ne pas remettre au lendemain passe donc par l’instant présent et la visualisation d’un futur avec l’objectif atteint pour se motiver et stimuler notre cerveau.

Alors pour aller plus loin : prenez de quoi noter et listez tous les bénéfices que va vous apporter la réalisation à court terme, moyen terme et long terme de ce projet, ce but. Quels sont vos intérêts de mettre ceci en place ? Qu’est-ce que cela vous apportera à vous, à votre entourage, aux autres, etc…

La 4ème règle pour sortir de la procrastination est la récompense.

Si les comportements sont récompensés alors ils sont répétés. Avons-vous l’habitude de vous féliciter quand vous faites quelque chose qui vous a demandé un petit effort ? Rarement. Aussitôt fini , on passe à autre chose. Développer une geste, un sourire, un mot agréable, chaque fois que vous terminez cette action. Prenez quelques minutes pour souffler et vous félicitez de votre avancée. Mesurez le chemin parcouru et accordez-vous ce temps de décompression pour apprécier et vous encourager à poursuivre la prochaine étape. Mettre en place cette habitude stimule aussi la motivation et le plaisir. Je vous rappelle que nous carburons au plaisir immédiat qui comme nous l’avons évoqué tout au début déclenche des choix de faire ceci à la place d’une action moins plaisante.

Et pour en finir avec les plus récalcitrants la 5ème règle est la vision des risques

Certains d’entre nous fonctionne davantage au regard porté sur le négatif que sur le positif et le mental peut faire des choix pour éviter le négatif.

Si la procrastination persiste se poser la question du prix à payer à ne pas faire maintenant ce qui est important pour soi. Souvent le fait de ne pas voir le prix à payer nous fait remettre à plus tard. Et si nous sommes honnête avec nous même ne pas faire engendre plus d’inconvénients que davantage.

Alors pour aller plus loin : prenez une feuille et listez les conséquences, les risques à court terme, moyen terme, long terme, les risques désagréables voire douloureux de remettre à plus tard.